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A quelques mètres, et en chemin vers cet endroit où fuse habituellement tant de bonne humeur, Tania marche lentement, d'un pas lourd et chargé de culpabilité.

Dans les minutes qui vont suivre, et sûrement peu après qu'elle ai annoncé sa rupture avec Romuald au reste de la bande, elle se fera traiter comme une moins que rien par la plupart des Apologize. Elle en est certaine. Le blondinet est très apprécié ici, car possesseur de mille et une qualités... alors il est normal d'assassiner le premier, ou la première, qui ose blesser « l'ange blond ».
Yann. Il lui restera toujours Yann.
A cette pensée, elle retrouve une once de courage pour continuer de mettre un pas devant l'autre.
Yann.
Elle sourit, le coeur désormais réchauffé par on ne sait qu'elle force. Peut-être la sois-disante de l'amour. Cette force étrange que tout les romanciers a l'eau-de-rose écrivent sous toutes ses formes. Cette force étrange a laquelle personne n'a jamais sû résister. Cette force étrange qu'on nie vouloir posséder lorsque l'on est célibataire, alors qu'en vérité, on rêve secrètement qu'elle nous saisisse le plus rapidement possible.

Brusquement, ce nouveau courage, aussi magnifique et puissant soit-il, décide de l'abandonner, après une dizaine de nouveaux pas.
Elle s'immobilise et se fige sur place.

Une vision.
Une vision dérangeante. Une vision qui lui fait rapidement
lever un sourcil et grimacer. Quelles sont ces images qu'elle pense
apercevoir derrière les volets du local ? Des images
pénibles qu'elle ne pense pas apprécier, ni
tolérer.
Son image. A elle. A lui. A eux.

Que se passe t-il ? Que font-il ? Et pourquoi est-ce que la main droite de cette idiote se pose sur la hanche de son Yann, pour le caresser du bout des doigts.

Elle ne veut pas que la réponse a cette question lui parvienne au cerveau, même si quelques secondes plus tard elle se l'imagine tout de même en déglutissant avec douleur.

Sa lèvre infèrieure commence a subir son début de malaise : la pauvre se fait mordre avec violence, tandis que sa propriétaire ne se rend même pas compte qu'elle risque de saigner dans les minutes qui suivent.
Mais qu'importe qu'elle saigne des lèvres.
Puisque son coeur semble déjà subir la pire des hemmoragies.
Elle le tuerait bien sur place pour s'être joué de sa personne.
Du début jusqu'à la fin. Ce type s'est joué d'elle.
Quelle honte. Quelle douleur. Quelle humiliation.
A bout, elle tourne les talons.
Assez. Assez.
Qu'il aille au diable.
Qu'ils
aillent au diable !
Tous !
Sans exception.






TaAzNyY
sam 04 oct 2008 14:46