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- Merci infiniement Tiph'.. Merci.. Merci... répète sans cesse Hanz malgrès une gorge qui se noue de plus en plus au fil des secondes. En effet, son interlocutrice et meilleure amie est enfin venue le voir. Alors qu'il se plaisait a s'isoler dans sa maison, loin de tout. Loin du monde. Ne désirant plus rien, ni personne.
- C'est normal mon grand. Je me fais du soucis pour toi.

- Tu es forte toi.. Tellement forte.. Donne moi ton secret. Donne le moi!!
- Tu piques Hanz. Qu'est-ce qu'il y'a ? Ton rasoir s'est mit en grêve ou quoi ?
- Très drôle, espèce de moqueuse, se renfrogne le concerné en se reculant de celle qu'il tenait amicalement dans ses bras.

- Est-ce que je me laisse aller, moi ? Non il me semble. Alors tu vas désormais en faire autant, toi aussi.

- Toi tu es radieuse, et moi je suis a gerber, moche et puant. On joue pas dans la même catégorie, c'est clair. Le lâche et la courageuse...
- Tu cherches a m'impressioner avec ton discours de dépressif ? Que je me mette a pleurer avec toi, avant de te proposer de me mettre a picoler a tes côtés ?
- J'ai un peu bû, c'est vrai..
- Un peu ? Humm, moi j'aurai dis énormément, vu a quel point tu pues de la gueule !
- Merci, c'est sympa...
- Tu veux des nouvelles d'Elo au fait ?
- Non...
- Et pourquoi ça ?
- Parce-que je m'en fous. Ca te vas comme réponse ? Commence a s'agacer Hanz avec une soudaine envie s'enfermer, seul, dans une pièce isolée.
- Parce-que le monde s'est arrêté de tourner ? Parce-que tu es trop lâche pour rebondir ?
- Oui. Parce-que je n'ai pas ta force. Parce-que moi, je ne sais pas vivre sans lui et avec son souvenir. A la différence de toi, qui t'es apparement très bien remise de son départ..

- Tu devrais te taire maintenant Hanz. Parce-qu'entre nous deux, celui qui a le plus perdu, ce n'est pas toi. Tu veux que je t'agites ma bague devant les yeux peut-être ?
- Tu la portes encore ?
- Evidemment. Et c'est pour elle que je me bat ! Parce-que Kurt aurait les boules de me voir pleine de poils et avachie entre deux canettes de bières !
- J'avoue... Bravo, tu as le chic pour me rappeler que je ne suis qu'une merde...
- Ouais, si tu veux. Mais la merde que tu es, et bien moi je l'aime. Et donc je vais te donner ma nouvelle adresse, pour que tu viennes toquer a ma porte dès que tu te sens mal ou seul. Parce-qu'on est ensemble dans cette bataille.
- Ouais.. Bon.. Ok.. Merci.. Encore une fois, merci... Pffft, je ne mérite même pas ton amitié..
- Ca, ce n'est qu'a moi d'en juger, lui rappèle la jeune femme en finissant d'inscrire l'adresse de son nouvel appartement sur un post-it jaune, avant de revenir l'agiter sous le nez de son viel ami, - Voilà mon grand. Et si tu dois m'appeler, tu as déjà mon portable.
- Tu repars tout de suite ? Ou tu restes un peu.. ?
- Je serai bien restée, mais je suis attendue là. Je suis désolée. Demain par contre, si tu veux tu peux passer a l'appart.
- Attendue.. ? Par... un homme ?

- Hmm, par un « ami » j'aurai plutôt dit. Parce-qu'aujourd'hui je ne vois plus d' « hommes » nulle part.
- Laisse moi deviner... Peter ?
- Je vais y aller. Parce-que dans cinq minutes, tu vas me commencer une crise d'amitié.
- Peter ?
- A demain Hanz. Je compte sur toi ! Et si tu me poses un lapin, je viendrai t'arracher les deux yeux pour m'en faire des boucles d'oreilles, je te préviens.
- Ouais, ouais, c'est ça. A demain.
Elle est dejà dehors lorsqu'il finit de grogner ces derniers mots et cela l'horripile au plus haut point.
Ce type..

Ce Peter.
Dieu qu'il le hai.
Et une chose est sûre, c'est qu'il ne se contentera pas de rester a le haïr dans l'ombre.



Maya
jeu 18 jun 2009 00:30